Bouteille à la mer des Raja Ampat en Papouasie, ou l'archipel du paradis...

03 mars 2017

Vers un autre monde...

Longtemps on en a rêvé.
Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux.
Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter.

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On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant.
Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier.
On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants.
On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort  et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, .
Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit.
Comme nous présumions mal à ce sujet.

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Car vous savez quoi ?
Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes..
Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré.
Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel.
Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement.
Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes.
Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ".

A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur.

Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage.
Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...

Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.

Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam.
Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge.
Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse.
En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi.
Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien.
Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon.
Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.

Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ.
Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir.

Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.

Papa olfam, février 2017

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Sorong, passage obligatoire des Raja Ampat

Alors d'abord situons la contrée.

Carte de l'île de Papouasie Nouvelle Guinée

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On se rend à Sorong en avion depuis Jakarta (Capitale d'Indonesie), Manado ou Makassar (île de Suwalesi, Indonesie).
Garuda est la meilleure option, d'autant qu'ils sont maintenant classé compagnie d'excellence...Et oui ils reviennent de loin.

D'autres compagnies locales existent mais elles demeurent franchement déconseillées (Lion airt, Wings etc...), à moins bien sur que vous ne souhaitiez rajouter une bonne dose de piment au trip !

Arrivée à Sorong

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Ah Sorong.
Il n'y a qu'a évoquer ces deux syllabes pour soulever instantanément l'indifference, voir le dégoût.
Bon il doit bien avoir pire dans certaines zones sous développées, mais franchement à Sorong, 140 000 habitants, on est loin de la carte postale.
Je ne vais pas m'etendre.
Fan de la poubelle en tout genre et des égouts odorants cet endroit est fait pour toi !
Et pour la diversion à l'imondice, pas grand chose à voir en dehors d'une plage à 30 mns de route (Pantai Kassuari).

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En cherchant bien quelques lieux plus " esthétiques "

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Et un joli matou

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Le gros avantage de cette ville qui en a peu, c'est malgré tout que son aéroport est situé à 10 mns de marche des hôtels les plus décents où forcément vous aurez à séjourner avant ou après les Raja.

Nous étions au " Guardian family hotel ", 430 000 idr ou 30 euros la nuit avec petit dej, (Résa : Agoda) et en avons été très satisfaits.
Personnel au top et complètement anglophone.
Surtout qu'ils offrent un service de navette aéroport gratuit à tout moment. Ce qui ne se refuse pas quand on doit trimballer le barda des bagages en pleine chaleur... même pour 10 mns. 

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L'autre avantage de cet hôtel c'est qu'il est situe à 5 mns de marche du Misool filling station ( A quelques mètres du Je Meridien ).
Et le Misool, qui appartient au resort du même nom sur l'île de Misool, c'est la meilleure option pour béqueter !!!
Sauf si vous êtes attirés par les Warung du bord de l'avenue (cabanes où l'on se régale partout en Indonésie sauf ici !!!) 
Sortes de boui- bouis infectes où les poissons sont lavés à l'eau de l'égout et ou la pollution n'a d'egalle que la profusion de bactéries que vous y avalerez. Je vous ai fait grâce des photos...
Le Misool sert des sandwichs divins et des petits dej affolants. On peut également y acheter quelques objets d'art et de beaux souvenirs.

La terrasse du Misool, havre de paix

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Mon conseil :
A partir des hôtels comme le " Family guardian " ou le " JE Meridien " qui sont situés à  100 mètres l'un de l'autre sur la même avenue, pour une bière bien fraîche, la seule option c'est " Ekon " (une sorte de karaoke assez moderne et très kitch). sur le même trottoir que ces hôtels sur l'avenue, à 50 mètres du " Je Meridien ".

Le gouvernement restreint la vente de l'alcool qui est en passe de devenir illégal en Indonésie (pour les locaux seulement, rassurez-vous !!!), donc en dehors de Sorong, c'est un peu difficile à trouver en dehors des resorts ou on vous facturera la bière 60 000 idr au lieu de 22 000 au supermarché. Soit 4.75 euros au lieu de 1.50 euro.
Encore une fois les étrangers ne sont pas soumis à la règle. Donc rien ne vous empêche de faire le plein au super market avant de prendre le ferry.

Ekon, pour des mousses locales ou importées... Assez cher (de 40 000 à 80 000 idr, soit de 2.80 à 6 euros ) 

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Pas le choix donc pour l'escale dans cette ville car pour se rendre dans l'archipel des Raja Ampat, il faut prendre le ferry à Sorong, ville située à l'extrémité ouest de la Papouasie occidentale.
Niveau ferry : deux départs par jour, tous les jours : 9 h et 14 heures (théoriquement !), 130 000 idr/pers, soit 9 euros par personne.
Ne prenez pas la catégorie VIP avec clim, on se gèle !
La traversée met 2 heures (Si vous avez de la chance !)

Nous découvrons ici le fameux " Raja Ampat O' clock " et c'est rien de dire que c'est tout un poème.
En gros le ferry qui part à 14 heures peut très bien partir à 15 h, à 16 h et même at 20 h. Pourquoi ? et bien parce que vous êtes en Papouasie.
Parce qu'ici on a le temps et qu'on s'en fout. Il faudra vous y faire, ça sera comme ça pour bien d'autres choses dans l'archipel.
Oubliez le temps décimal, votre montre et autres timers, les locaux ne savent tout simplement pas de quoi il s'agit.

Mon conseil :
Prévoyez une journée complète à l' arrivée et au départ pour le ferry histoire de voir venir.

Pour nous, celui de 9 h était annulé pour cause d'élection....
Cela dit un départ par jour au moins reste garanti. Bonne nouvelle non ?


Le ferry est confortable. Petite buvette à bord et beaux fauteuils.

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Mon conseil :
Ne ratez pas la sortie ou l'entrée du port de  Sorong, vous y verrez de magnifiques pinaisi (bateaux à voile traditionnels). 

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Ah et puis au sujet du Raja Ampat permit...
La fameuse taxe que tout visiteur doit payer pour pénétrer au Raja Ampat, inutile de vous présenter au seul office du tourisme de l'archipel, situé à Sorong à 50 mètres du Je Meridien Hotel, comme indiqué sur le net.
Là aussi c'est Raja Ampat O'clock, c'est à dire que les locaux ne savent même pas quand il ouvre, si il ouvre un jour d'ailleurs !
Bien plus simple de le payer après la traversée en ferry au port de Waisai.
Vous pourrez le faire après le débarquement peu importe l'heure à laquelle vous arriverez, ils attendent le ferry. (Voir catégorie Raja Ampat permit).

Pas la peine d'appeler non plus. On a essayé...

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Posté par Sunhae à 06:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Formalités, permis d'entrée et considérations éthiques

L'île de Papouasie est divisée en deux pays.(Voir carte de l'article : " Île de Waigeo et Waisai, sa capitale ") 
A gauche c'est la Papousie occidentale, capitale : Sorong, où se trouve l'archipel des Raja Ampat.
Et à droite, la Papouasie Nouvelle Guinée independante dont la capitale est Port Moresby.

Pour se rendre en Papouasie occidentale qui fait administrativement partie de l'Indonésie, les formalités sont les mêmes que pour ce pays.
A savoir qu'il n'y a plus de visa à payer comme par le passéà l'arrivée pour les européens.
Un passeport dont la validité va jusqu'à au moins 6 mois après la date de retour suffit.
Et c'est tout.
On peut se rendre à Sorong en avion par vol domestique depuis Manado, Makassar ou Jakarta.

Île de Waigeo, sud. Pour ce paradis-là, quelques précautions sont à prendre avant !

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Niveau santé (super important) :

Aucun vaccin n'est exigé. Il est cependant TRÈS recommandé d'avoir ses vaccinations de base à jour (diphtérie, tétanos, polio), avec si possible typhoïde, rage, hépatites.
Plus une bonne trousse à pharmacie ultra complète (Soit bien plus que le traditionnel Smecta et le panse-bobo !!!),
Un médecin vous prescrira tout ça, antibios compris pour tous types d'infections. La bonne vieille pénicilline est une bonne option car elles sert à la fois pour les infections dermiques (risque majeur après une simple éraflure) et toutes autres maladies infectieuses.
Penser aux anti-diarrhéiques, anti-douleurs, pansements et traitements pour les mycoses et les coups de soleil.
Pensez aussi que sous l'équateur le degré d' humidité est important toute l'année. A peu près la même météo tout le temps.
Du grand beau avec quelques pluies violentes parfois quotidiennes.
Les germes et bactéries raffolent de cet environnement si propice à leur gloutonnerie...

La malaria :
Très présente toute l'année. C'est même une des pires zones concernée de la planète.
Chacun est libre mais le traitement préventif est très recommandé. J'ai rencontré des touristes en pleine crise. Recroquevillés dans un lit avec une fièvre de cheval pendant tout leur séjour, vous avez beau être au paradis, c'est pire que l'enfer...
Sans compter tout cet argent dépensé pour en arriver là parce quoi vous l'avez deviné ? Les Raja c'est cher.

Globalement il existe trois traitements préventifs : 
- Le lariam (effets indésirables parfois ravageurs, à éviter). L'armée britannique l'a d'ailleurs banni pour ses troupes
- La docycicline (photo sensible, c'est at dire que ça accélère les coups de soleil !, délicat à moins de prévoir une ultra protection de ce côté-là, car en plus aux Raja ça cogne sérieux !)
La malarone : Le mieux toléré (sauf par moi hélas !). Problème : le prix. Compter 40 euros pour une dizaine de jour en tout. De plus le traitement commence 2 jours avant l'arrivée et se poursuit 1 semaine après le départ.

Pour les grands allergiques comme moi a tout traitement anti-paludéen, (ça m'a un jour valu une hospitalisation en urgence aux Philippines),  il existe des alternatives aux plantes (moins efficace mais mieux que rien...). Parlez-en à votre médecin..

Le révulsif insecte s'impose aussi à moins que vous ne souhaitiez ressembler au champignon de Walt Dysney tous les soirs.
C'est rigolo au ciné, un peu moins sur votre derme.
Indispensable aussi, une bonne moustiquaire (c'est très léger et pliable) en cas que celle de votre logement ait ...des trous !

Encore plus IMPORTANT :

Indiquez surtout à votre médecin car il doit en tenir compte pour votre trousse d'ugence, que les Raja Ampat se situent à deux jours de toute prise en charge médicale sérieuse.
Un jour pour regagner Sorong en ferry, un jour pour voler vers Bali ou Singapore (soins au top du top pour les deux destinations) ou vers Manado, le plus proche, 1h30 d'avion depuis Sorong.
Manado (île de Suwalesi en Indonésie) dispose d'un hôpital très correcte et surtout de la chambre de décompression, avis aux plongeurs, la plus rapidement accessible depuis les Raja Ampat.
Il est aussi très facile de voler depuis Manado vers Bali ou Singapore au cas ou vous souhaiteriez bénéficier par la suite d'une qualité de soins vraiment maximale.

Il est évidemment impératif d'avoir une bonne assurance de voyage qui inclut vos frais de santé. Et plutôt deux fois qu'une...

Souvenez vous enfin :
- Pas de crudités ou fruits que vous ne pelez pas vous même, pas de viande, poisson ou oeuf crus, jamais !
- Ne jamais vous balader seul sans guide local dans la jungle. Et cela même si vous venez de voir passer l'oiseau de paradis de vos rêves, donc la photo de votre vie !
- Ne soyez pas pieds nus, ni sur terre ni sous l'eau.
- Les chiens : Inoffensifs dans la grande majorité mais la rage est une réalité. Ne pas s'en approcher. Ils se trouvent en général près des habitations et donc des gens. N'hesitez pas à faire signe pour qu'on les éloigne pour vous. On ne vous refusera jamais cela.
- Ne jamais consommer de l'eau non purifiée, Ça c'est vital.
- Nettoyer le moindre bobo à la bétadine ou autre produit équivalent. Couvrez d'un pansement stérile. Recommencer 3 fois par jour jusqu'à complète guérison.

Le permis d'entrée aux Raja Ampat :
En voila une taxe qui n'est pas donnée pour un bout de plastique.

A hauteur du niveau de vie indonésien, 1 000 000 idr (70 euros) pour les etrangers et 500 000 idr (35 euros) pour les indonésiens, oui ça fait des sous

Mais :
1. c'est obligatoire, donc pas de resquille possible.
2. C'est pour la bonne cause !

Enfin ça c'est ce que nous chantent les beaux panneaux à l'arrivée du ferry au port de Waisai, capitale de Waigeo island.

Au travail des champs, Papouasie

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Parce ce que pour vous livrer le fond de ma pensée (qui ne peut s'empêcher de remonter à la surface), cet argent sert surtout à financer tous les programmes de protection de la faune et le la flore de rêve des lieux. Ce qui est une excellente chose. 

Mais la ou il y a légère tromperie, c'est que sur le panneau c'est bien écrit qu'une bonne part de cet argent pourvoit aux commodités des habitants.
Infrastructures, soins de santé et j'en passe.

Alors la, posons l'etendue du gag !
La seule et unique route de Waigeo, l'île-capitale ne va même pas jusqu'au village qu'ielle était sensée desservir.
J'ai fait l'expérience. 30 mns de nids de poule et de troncs d'arbre que le chauffeur de l'unique bus de l'archipel se casse le dos à enlever à mesure qu'il roule sur la dizaine de kilomètres de la pseudo route. Vous m'en direz des nouvelles.
Vous me direz, ça fait des distractions pour les passagers

Et les soins promis ? Parlons-en.
Oui il y a bien un dispensaire at Waisai. Vide !
En gros, une cage at poules (et je connais des poulaillers plus luxueux), sans même un seul pansement dedans .
Enfin ça c'est quand on a la chance de pouvoir y entrer, parce que c'est toujours fermé.
Et je met au défit n'importe qui de vouloir y recevoir autre chose que l'extrême onction.
Aller crever seul dans la jungle me parait plus doux que de se faire charcuter dans ce trou à rats, où l'aseptie est encore une très lointaine hypothèse.

En résumé, les Raja et toute la Papouasie occidentale aujoud'hui indonésienne, ça rapporte,
Ca grouille de ressources naturelles, de rêves de naturalistes et les touristes fortunes commencent a apparaître.
Les rares autres, comme nous, se saignent aux 4 veines pour s'offrir ce rêve. Et au bout du compte, c'est directo in the fouilles de l'état indonésien qui a annexe ce pays par la force dans les années 50 sans demander l'avis de son peuple.
Peuple qui n'est même pas asiatique. Il suffit de regarder leurs visage et d'ecouter leur musique aux relents polynésiens pour s'en apercevoir.

Hommes de la vallée de Baliem et leur culte des morts, Papouasie occidentale

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Alors non et re-non cet argent ne va nullement au peuple, qui n'a que ses croyances animistes, ses plantes et ses incantations pour se sauver du choléra, de la gangrène, des parasites intestinaux et des infections.
Parce que oui le choléra existe encore ici. Merci aux missionnaires crétins qui, il y a 2 siècles trouvèrent dégoûtant que les cochons mangent les excréments humains. C'était pourtant une méthode formidable en ancestrale pour endiguer la propagation des maladies.
On a interdit les cochons-sanitaires en Papouasie mais on ne leur a pas construit des toilettes pour autant.
Résultat les excréments voisinent avec l'eau de boisson et de terribles maladies déciment ce peuple encore aujourd'hui au 20 ème siècle.
Imagine-t-on encore dans nos sociétés modernes des hommes mourant encore de septicémie pour une ampoule au pied non soignée ?

L'envers de la carte postale est là. Je l'ai vu et il est parfois violent.
Je ne le montrerai pas, il n'est pas photogénique.

 Arrivée au port de Waisai, île de Waigeo

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Je ne veux pas faire de politique.
Mais juste souvenez vous que la meilleure façon d'aider ce peuple est de l'embaucher directement pour vos besoins sur place.
Besoin d'un guide ? d'un logement sur place ? d'un transport ? d'une plongée ? Par pitié ne faites pas appel aux luxueux resorts majoritairement sous le contrôle de riches étrangers. 
Allez vers ce peuple qui vous ouvrira son coeur, et vous fera connaître son pays infiniment mieux que n'importe quel tour operator.

Le Raja Ampat permit peut s'acheter à l'arrivée du ferry à Waisai, quelque soit l'heure de votre arrivée. Il vous faudra fournir un passeport et faire une longue queue pour l'obtenir.
Il est valable 365 jours à partir de son jour d'emission.

Ile de Waigeo et Waisai, sa capitale

Waigeo  en vue !

Après la traversée en ferry, seul moyen d'accès aux Raja Ampat, c'est dans cette île que vous débarquerez.
Déjà éblouis par la beauté de l'archipel...
Waigeo est une grande île par rapport à ses voisines qui représentent à elles toutes une constellation de confettis de terres et d'ilots parfois non habités.
Le tout forme l'archipel des Raja Ampat, ou archipel " des quatres Rois " en indonésien.

Pour la petite histoire :

Lorsque les portugais découvrirent la Papouasie en 1511, il appelèrent l'ensemble de ces îles : "Ilhas dos papuas ", ce qui signifie " îles des cheveux crépus ".
Les explorateurs hollandais la nommèrent par la suite, la Nouvelle Guinée. Car la peau sombre de ses habitants lui rappelait la Guinée d'Afrique.
Ainsi le nom actuel vient de la contraction de ces deux termes : Papua et New Guinea, Papouasie Nouvelle Guinée en français.

La capitale de Waigeo est un gros village. Une ville très récente qui existe depuis quelques années seulement.
Elle possède donc un port, quelques magasins basiques (avec tout de même quelques souvenirs, jolis tee-shirts et belles chemises en batik), quelques cafés (sans alcool), deux boutiques de téléphonie pour Carte SIM ou achat de clé USB, une poste, un inénarrable dispensaire (at éviter de toute urgence), et un ATM flambant neuf pour retrait de cash.

A Waisai, pas ou peu de wifi alors les logos du net c'est pour la déco !

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Pour s'y rendre lorsque l'on séjourne sur la côte sud, la plus développée, le bus !
Mais alors ce bus, quelle aventure...

Un seul départ at 14 h à proximité du village de Sapokrenk. Mais dans les faits, le bus part plutôt vers 15 h (il attend les passagers en retard et Dieu sait que ça ne se presse pas aux Raja, le retard eétant la norme !). Musique à fond à bord style année 80 ou mélodies polynésiennes.
Un régal d'immersion ! Moi j'ai adoré l'expérience (30 à 40 mns de trajet).
Les vues en chemin sont époustouflantes, entre jungle et mer.

Le problème c'est le retour !
Depuis Waisai, le départ à 17 h peut se solder par un départ à...20 h ! Le plus drôle c'est que quand vous demandez à 18 heures, puis 19 h, quand arrive le bus de 17 heures, on vous répond invariablement, " A 17 h !". Là, encore c'est Raja Ampat o'clock ! Vous saisissez ?

L'unique bus qui longe la côte sud de Waigeo sur l'unique route de l'île menant à Waisai. Prix du trajet : 15 000 idr ou 1 euro

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La meilleure option, sans attendre pendant des heures et en plein soleil ce bus de l'impossible qu'on a si judicieusement eu l'idée de faire partir près des étals à poissons bien odorants, c'est d'organiser un transport voiture avec votre homestay ou resort. C'est très simple à faire.
Ce trajet aller ou retour vous coûtera 250 000 idr ou 17.50 euros. Le double si c'est un aller-retour.

Mon conseil :
Pour l'ambiance, faites au moins un trajet en bus, ça vaut son pesant d'or ! Au moins l'aller puis prenez le taxi au retour.

Bon pour ce qui est de l'offre culturelle ou autres " joyeusetés " à visiter, Waisai c'est un peu le désert de Gobi. 
Mais son intérêt majeur c'est définitivement son marché !

Pur exotisme à tous les étals et une population tout simplement adorable. Le nombre de sourires que vous y recevrez et de salutations spontanées au mètre carré y est exceptionnelle.

Mon conseil :
Renvoyez ces sourires en retour en lançant un " Tavea Moufa !" bien sonore (salutation locale).
Et attendez la réaction. L'avalenche de marque d'affection qui s'en suivra vous laissera sur votre arrière-train !

Marché de Waisai, février 2017

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Noix de bétel

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Les bizarreries du marché de Waisai...
Ça se mange trempé dans de la poudre de corail avec les noix de bétel pour éviter la coloration des dents en rouge.

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Haricots verts géants, délicieux.

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Fleurs de papaye. Vraiment très bon, ça rappelle la fleur de courgette en beignet.
J'en ai mangé souvent. Les miennes venaient de la jungle juste en face de mon homestay.

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04 mars 2017

Mon petit paradis à moi, un homestay extraordinaire !

Imagninez...

A Waigeo, à 30 mns de voiture du ferry, bien caché, comme toutes les choses rares, au bord d'une route aux allures de piste, entre jungle épaisse et plage idyllique, ça :

Ma première hutte chez Papuarts

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La plage de Papuarts

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Ça c'est Papuarts alter native stay. Un homestay tenu par un couple mixte (belge-papou) et toute une smala familiale tout ce qu'il y a d'authentiquement papou.
Papuarts, c'est un rêve éveillé, il n'y a rien a dire de plus.

Sinon que, d'abord Il y a Timone (le belge) qui vous accueille comme si il vous attendait depuis 10 ans.
Une espèce d'Indiana Johnes non répertorié, mi-fou (car il faut un brin de folie pour avoir accompli son parcours de vie juste incroyable), mi-passionné, à l'humour incessant, au savoir encyclopédique sur la Papouasie, et dont l'amour pour ce pays transparaît jusque dans ses critiques car oui, il sait aussi être très objectif et sans complaisance concernant cette destination de rêve. 

Cette terre, il la connaît si bien, il la sillonne depuis 13 ans.
Il y a bien des années il a parcouru la frontière de ce pays du nord au sud, seul et à moto. Sans un sou, entre jungle et abris de fortune.
Aucun européen ne l'avez fait avant lui dans ces conditions. Vous cernez le personnage ?
Les locaux ne lui donnèrent pas 3 jours à vivre, mais miraculeusement il survécut... 

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Moitié Geluk, moitié Tintin, Timone c'est votre passeport pour la bonne humeur.
C'est Monsieur Mots gentils, Monsieur Mots qui déclenchent le fou-rire, et par dessus tout, Monsieur Solution à tout. Et foi de Barbara, ça compte ici ou rien ne ne passe comme prévu et où tout s'improvise !
Peut importe votre souci, votre besoin, à croire qu'il dispose d'une baguette magique prêtée par les esprits de la la jungle.
Il organise tout, simplifie tout.
Et répond au moindre de vos désirs avec dans le bleu de ses yeux farceurs, toute la générosité du monde... 

Timone c'est aussi et avant tout, la personne que vous écouterez parler pendant des heures car il vous en apprendra plus que toutes les encyclopédies réunies sur ce pays du bout du monde. C'est ça, l'intelligence du vécu. Et c'est ça aussi l'envie de la partager, ce qui est encore plus rare.

Espace de vie-salle à manger 

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Et puis il y a la family, omniprésente. Les rires des enfants, la disponibilité, la cuisine : Une vraie fête trois fois par jour !
Parce qu'ici c'est pension complète comme dans tous les logements des Raja Ampat.
Repas variés, ingrédients frais, parfois en directe provenance de la jungle.
Pas une seule boîte, pas un seul fruit qui ne soit pas local, frais et délicieux.
Sain, copieu, divin et exotique, voila les adjectifs qui concernent la cuisine de Papuart...Vous m'en mettrez une caisse.

Petit dej !

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Assiette typique : thon frais aux épices, fleurs de papaye, galette de tofu aux légumes et sambal (pâte de piment au citron vert)

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Et puis enfin il y a Papa Olfam. Extérieur à la famille, il fait cependant partie du clan.
Il dort dans sa tente à côté de la cuisine et cela lui convient très bien.
Papa Olf, c'est l'homme at tout faire. Le balayeur de feuilles, le pêcheur et le meilleur dénicheur d'animaux sauvages qui soit.
C'est un petit homme (les papous le sont tous) incroyablement costaud.
Je crois n'avoir jamais rien vu sur son visage que de la gaieté, des sourires et de l'etonnement. Papa Olfam est un grand enfant.
La barrière de la langue ne gène pas. si vous allez vers lui et que vous lui parlez gentiment. Il vous comprendra.
C'est ça le miracle de ceux qui depuis toujours ont aiguisé leur sens, habitués à vivre en milieu parfois hostile dans un environnement qui n'est rien d'autre qu'une autre planète pour les occidentaux. Habituée à décoder.
Papa Olfam vous comprendra car il sait lire l'essentiel.
Pour un tour de pirogue, un jouet sculpté, son escorte en zone sauvage ou au village voisin, quand vous lui demanderez son prix, ce sera toujours un haussement d'épaule qui veut dire : comme vous voulez.

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Papa Olfam est timide, il ne sait même pas que ce qu'il peut vous apporter peut avoir une valeur, un prix.
De passage à Papuart, sollicitez ses services et rétribuez-le sans lui faire l'aumone, à la mesure de ce qui'il vous donne.
Ce petit papou est définitivement un très grand Monsieur.

Que de souvenirs, merci à toi..

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Pour finir, le méga-plus
Pour un oui, pour un non, et c'est gratuit, vous aurez l'immense plaisir de voir débarquer une petite troupe de villageois avec instruments traditionnels.
Concerts improvisés et informels pour rendre encore plus inoubliables vos couchers de soleil et le bonheur de l'instant, chez Papuarts on sait faire.

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Un autre avantage de Papuarts, vous êtes situe à 10 mns à pieds d'un ravissant petit village, Sapokrenk, pour un peu de découverte de la vie locale.

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Les shopping mall locaux, kiosque à noix de bétel, cigarettes et bonbons...

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Et juste à la fin de ce petit village, une plage, comment dire, les mots me manquent...

La plage secrète

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A Waigeo comme sur toutes les autres îles, il existe des homestay hyper basiques (franchement, franchement...basiques) pour un peu moins cher.
Attention à cette catégorie. Les touristes qui ont eu a payer des frais de bateau insensé pour s'y rendre (le gasoil est très cher) ou qui ont dû se contenter de micros portions de riz et de corned beef trois fois par jour ne sont pas rares. Et une fois qu'on y est, on est bloqué. Bonjour la surprise.
Tous ne sont pas comme cela évidemment mais une sérieuse sélection s'impose.

Qu'est ce qu'elle est bien là, la grande bécasse (ben oui c'est moi...)

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Il existe aussi des resorts plus ou moins exorbitants.
Un tour sur le net vous fera comprendre l'étendue de la cata. De 300 usd à 1700 usd la nuit, il faut pouvoir les lâcher.
Sans comptez que s'ajoute à l'hebergement le poste " tour à la journée ", parce que bien sur vous n'êtes pas venu Raja pour étudier par coeur le bout de jungle de votre pension sans aller voir les raretés scéniques de cet archipel de rêve. (au sujet des tours, voir l'article : " Sublissimes beautés de l'archipel").

Papuart se situe dans l'entre-deux. Si c'est les prestations du Hilton que vous attendez, vous allez recevoir le choc de votre vie.
Mais si vous vous contentez de douches tièdes à faible pression, de lits douillets, d'impeccables moustiquaires et de tout ce que j'ai énuméré plus haut et qui pour moi n'a pas de prix, alors c'est votre endroit.

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La plage de papuarts, à l'heure du coucher de soleil

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Le chien de la maison. Ringo El gringo, c'est son nom !

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Vous pouvez reserver sur Booking.com. Le prix est de 44 euros/jour/personne en pension complète.
Papuarts organise aussi le pick-up depuis le ferry A/R, vos virées à Waisai et tout un ensemble de tours dans l'archipel.
Il peut également organiser vos plongées en vous mettant en rapport avec l'un des meilleurs centres de plongée de l'archipel.


Sublissimes beautés de l'archipel

La seule façon de découvrir l'archipel des raja Ampat, t moins d'y aller à la nage (je rigole), c'est de faire un tour à la journée en bateau.
Ces excursions sont chères, et ne croyez pas que ça soit pour que le papou de service s'en mette plein les poches.
Non.
C'est cher parce que le gasoil est très cher, c.'est aussi simple que ça.

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Le prix est fixé par bateau. L'interet est donc de partager le tour avec un max d'autres personnes.

En ce qui me concerne j'ai opte sur les conseils de Papuarts mon homestay qui s'y connaît, pour un tour qui regroupe les icônes des Raja Ampat.
Bref l'incontournable et en clair ce qui fera frissonner vos amis de jalousie quand ils reluqueront vos photos...
Histoire de ne pas en faire 36, ce  qui au total me coûterait une fortune.

Ceci pendant que mon mari s'éclatait comme une otarie ivre sur sa croisière de plongée d'une semaine, organisée par Wicked Divers (Voir l'article : ' Sous l'eau, le festival ! ")

Ce tour a coûté 6 000 000 idr. soit 420 euros Divisé donc par le nombre de participants.
Malheureusement pour moi, il n'y en avait qu'un seul autre...de participant.
Bon total, un peu plus de 200 euros pour ma pomme. Mais quel pied !

Première escale, Pieynemo !!! après 2 h de navigation de main de maître. Le capitaine était vraiment un pro.

Pieynemo c'est exactement comme Wayag en plus petit. Wayag c'est l'image qu'on voit partout sur les Raja Ampat.
Mais Wayag, c'est loin, tres loin, tout au nord de l'archipel donc c'est carrément hors de question niveau prix.
CQFD : Pieynemo is the good option !

A moins d'avoir des peaux de saucisson devant les yeux, ça se passe de commentaires, non ?
Ce pont de vue s'obtient après une petite grimpette de 5 mns...

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Pieynemo again...

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Et encore again...

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Après Pieynemo, les dauphins suivent notre bateau !

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2 ème escale : l'île d'aroborek pour repas apporté de mon homestay et inclus dans le prix (magnifique petit curry de poulet, riz et plein de fruits), détente à la plage et un peu de snokkeling.

Ponton d'arrivée à Arborek

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Et ce qu'on voit depuis le ponton !

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Plage d'arborek

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Blanchette sous son ombrelle...

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Maisonnette d'Arborek

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Joyeux enfants d'Arborek. Ces deux-là n'arrêtaient pas de se marrer...Ça devait être ma tète.

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3 ème escale, Pasir Timbul !!!
Alors là c'est l'apothéose. Je n'avais jamais vu une chose pareille. J'en suis restée sans voix pendant 3 mns en montant dessus.
Une île qui n'aparait qu'à marée basse, au milieu de rien, à une heure de bateau de l'île la plus proche...
Elle doit faire à peu pres 150 metres de long et mène à un îlot inhabité que l'on peut rejoindre à pieds.
Un rêve ?

Pasir Timbul, la mystérieuse

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???

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???

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Îlot de Pasir Timbul

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Évidemment il existe des excursions moins coûteuses qui vous feront découvrir des îles ou des plages moins lointaines.
Pour les mini budgets, comptez 1 500 000 idr le bateau, soit à peu près 100 euros. A se diviser toujours par nombre de participants, bien entendu.

Reste aussi les tours de pirogue, le kayak et bien sur la fameuse découverte des oiseaux de paradis, dont Waigeo, Gam et Kri islands sont les hauts lieux.

Pour les oiseaux de paradis, il faut se lever aux aurores... et demarrer vers 5 h (oui du matin !). 
Il y a un peu de grimpette, c'est physique, car ces jolis plumitifs ne vivent pas sur les rivages, il faut donc aller les voir dans la jungle.
Mais le resultat est fabuleux. Oui vous en verrez des oiseaux de paradis, c'est garanti.
Cette ballade matinale vous coûtera dans les 400/500 000 idr soit à peu près 30 euros.
James l'a fait.

Sa vidéo viendra bientôt ici...

En attendant, ce beau cliché réalisé par BBC planet earth...
Wilson bird of paradise.

Image result for wilson bird of paradise planet earth

Posté par Sunhae à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dis Maitresse, il y a de la neige dans ton pays ?

Une expérience pareille on ne sait même pas par quel bout l'attraper pour la raconter.
Mais je vais tenter de m'y coller quand même.

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James s'étant offert une croisière de plongée dans les parages avec quelques potes aussi timbres de plonge que lui, moi la terrienne, je savais que j'allais me retrouver seule à un moment.
La solitude dans ces circonstances ne m'a jamais gêné, d'ailleurs en voyage, seul, on ne l'est jamais.
Mais il me fallut tout de même me trouver de quoi meubler mes 24 heures de rêve quotidiennes en me sentant un chouia utile.
L'egoisme on dira ce qu'on voudra, ca n'occupe pas toute une journée.

Mon hosmestay, à qui jj'en avais parle, m'avait propose plusieurs mois auparavant d'enseigner l'anglais à l'école du village.
Ça c'était une idée. Une idée qui me fit sautiller comme un cabris en pleine danse des amours, vous pouvez me croire  !

Première prise de contact avec les enfants.
École du village de Sapokrenk, Waigeo, février 2017
(Mais qu'est ce qu'elle nous veut cette-là ?)

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J'allais devenir Maîtresse pour petits papous.
Mais comment les aborder ?, quel contenu ?, comment faire pour qu'ils ne s'ennuient pas ?, pour être drôle ? pour capter leur attention qui à cet âge (6 à 12 ans), est comme un papillon.
C'est a dire que leur concentration ne dépasse pas plus de 12 mns d'affilee.

La cloche de l'école : une bouteille de plongée !

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Après m'être coupé les cheveux en 4 puis les avoir recoupé en 12, et en avoir même parléà James qui a reçu moulte prix en matière d'éducation linguistique, j'ai eu la révélation le jour de mon arrivée.
J'allais les aborder par le rire, le mime, la danse et la musique. Je voulais qu'il apprennent avec des fous-rires au ventre.
Audacieux, hein ?
Et parce que les bonnes volontés ont parfois une bonne étoile, j'eu la chance inouïe de rencontrer en jeune couple allemand (en lune de miel) qui étaient complètement trilingues (Allemand, anglais et bahasa Indonesia !) et qui a bien voulu me servir de traducteurs avec les zèbres !
Merci Kristina et Tobias. Cool ! ou plutôt Mantaaaap ! en indonésien.

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On a enchaîné les jeux et la mayonnaise a pris comme par magie.
Le " Up and down,right and left and turn and Jump ! "fut un succès. Imaginez 50 gosses surexcités en train de mimer ça en dansant ?
Parce que oui au départ je ne devais avoir qu'une poignée de bons élèves, leur niveau global d'anglais étant vraiment, mais alors vraiment basique.
Mais toute l'école élémentaire a voulu participer. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée avec 50 papounets sur le train.
Et je peux vous dire que ça déménage. Jamais vu des zigotos aussi plein de vie, aussi gais, aussi délurés, aussi réceptifs.

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J'ai fini mes heures de cours comme une marathonienne, sur les genoux. Et encore des genoux, j'en avais plus.
Hors-circuit. Rétamée en plein.

En dehors de l'école, sur ma pirogue, en ballade ou à la plage, quelle ne fut pas ma surprise de me les voir se pointer mes petits gars pour reprendre spontanément les danses du " Up and down " et puis celle du " Today and tomorrow ", etc...
D'apres les scientifiques, un enfant doit utiliser 7 fois un nouveau mot de façon libre et spontanée pour le mémoriser durablement.
Mission accompli avec les directions, les pronoms, trois adverbes de temps et une dizaine de verbes usuels !!!

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Après ça, toute l'école est devenue mon amie.
Partout ou j'allais, j'avais une escorte de petits loulous qui ne me lâchait plus le paréo et c'était génial.
Et que je veux te montrer ma maison, et que je veux que tu vois le poisson que j'ai pêché pour toi...

Et oui j'ai même eu droit à un poisson en cadeau !

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Et puis il y eu Jessica. Coup de coeur particulier pour cette petite fille ultra-timide et ultra-sensible.
Un lien très fort s'est tissé entre nous, que tout sépare pourtant. Dans ses yeux bleus qui fonceront avec l'âge (phénomène papou), j'ai vu toute l'affection qu'elle me portait.J'ai vu aussi de l'intelligence pure et toutes ces connaissances qu'une petite occidentale n'aura jamais.
Elle s'est invente le rôle de garde du corps pour me protéger des bestioles. James a fait du snorkeling avec elle.

Jessica

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Je n'ai pas de mots pour décrire l'emotion ressentie auprès de ces gosses.
Et j'en ai pas eu beaucoup  plus quand la veille de mon départ, ils sont TOUS venu chanter des chansons à mon homestay, pour nous remercier, mes traducteurs et moi.
C'est con j'avais pas mes kleenex...

Mon conseil :
Vous aussi de passage, si le coeur vous en dit, allez donc à la rencontre de ces enfants pour y donner quelques lessons d'anglais gratuites.
Vous serez toujours les bienvenus dans les écoles des villages. Et une connaissance de l'anglais super basique suffit.

 

Posté par Sunhae à 11:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mars 2017

Sous l'eau, à en avaler ton détendeur !!!

Et oui ami plongeur, c'est ce qui risque bien de t'arriver aux Raja Ampat.
Parce que c'est inracontable, pas quantifiable,
Absolument unique et juste EX-TRA-OR-DI-NAI-RE,

Je vais d'abord laisser parler les images...

Napoléon bleu

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Poisson clown

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Le ton est donné, non ?

Mantas océaniques (8 metres de large), requins, pieuvres, nudibranches, dauphins, tortues, wobbeongs,c'est un festival !
A chaque plongée, une surprise, un rêve, un choc.

James a fait une croisière plongée avec Wicked Divers.(wickeddiving.com/)
Sur voilier en bois traditionnel (pinaisi), 18 plongées sur 7 jours.
Il en a été enchanté à tous points de vue. Staff, équipement, cuisine, ambiance...
L'aventure lui a coûté 1509 usd tout compris.
Il pense déjà à repartir avec eux cet été (2017) à Komodo, Rinca, Flores.
Car oui Wicked Divers couvrent plusieurs destinations.
Ben oui, il a pas fini de me faire voyager mon poisson à 2 pattes...

Et parce qu'en vidéo c'est encore mieux.
Là le grand écran s'impose vraiment de chez vraiment !!!
Bon voyage.

Diving Raja Ampat HD

D'autres vidéos de James viendront bientôt ici.
Après avoir autant fait chauffer la go pro, il a un sacre boulot de montage à se taper !

 

Posté par Sunhae à 08:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Ceux de là-bas et leur faune ébouriffante !

D'abord les humains.

Petite galerie en mémoire de belles rencontres dans l'archipel.
J'insiste sur le fait que toutes les personnes abordées ont été d'une gentillesse exquise. A leurs côtés j'ai beaucoup appris et beaucoup ri.
Pas une seule fois je n'ai senti de tension ou la moindre agressivité à mon égard.
Elles se sont toutes prêtées au jeu des photos avec plaisir.

Une famille à l'heure de la détente  

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Teha au bain

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Vous avez dit regard ?                                                    

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Sur le chemin de la plage...      

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 Creuser un trou dans le sable pour que bébé reste au frais...

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A l'heure de la sieste

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Pêche du soir

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Papa Olfam, mon ami papou en train de tresser des fleurs pour un couple de touristes en lune de miel.

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La faune.
Faune d'une autre galaxie ? Non juste de Papouasie.

Évidemment je ne suis pas naturaliste.
La faune de Papouasie est l'une des plus riches et des plus extraordinaires du monde, et s'il fallait vous la montrer ici, il me faudrait autre chose que mes humbles connaissances et mon petit appareil photo.

Les animaux listés ici sont donc les plus courants, ceux que vous avez toutes les chances de voir au quotidien dans l'archipel.
Et c'est déjà pas mal.
Bon, trouillard des bestiaux, je m'adresse à toi :
Il y a bien quelques autres mille-pattes et coléoptères charmants, mais rien qui soit bien méchant si on a pas l idée saugrenue d'aller leur gratter le dos. Encore une fois adressez-vous aux locaux avant !

Les cuscus sont de lointains cousins des tarsiers. Autrefois les chefs de tribu utilisaient leur peau pour orner leurs coiffes.
Ce sont des animaux dociles et craintifs qui passent leur temps au sommet des arbres à manger des fruits.
Leurs griffes sont néanmoins redoutables.
Parfois il leur prend l'envie d'une petite visite sur la terre ferme. Pour le plus grand plaisir des hommes.

Cuscus

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Iguane

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Ami du matin

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Ami du soir

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Big mama

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Un magnifique rampant

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Un joli bernard l'hermite

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Cochons sauvauges

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Chien domestique

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Et bien sur, les légendaires oiseaux de paradis !!!
Mais au fait, savez-vous pourquoi on les appelle ainsi ?

Vous pouvez retenir l'anecdote, elle est historique.
Allez, de quoi briller dans les repas de famille entre la poire et le fromage... 

Au 18 ème siècle, les colons hollandais commencèrent à importer les plumes des oiseaux de paradis en Europe.
Les belles élégantes se ruèrent dessus complètement raides dingues de ces plumages sans précédents.
Bientôt elles en voulurent toutes pour leurs chapeaux.
Le commerce était juteux alors on fit venir par bateau d'inombrables spécimens de ces oiseaux du bout du monde.
Mais des spécimens...sans pattes ! Car les autochtones les prélevaient avant, fidèles à une tradition qui voulait que l'on conserve ce qui avait touché la terre de leurs ancêtres.

Voyant ces oiseaux sans pattes, les belle (et sottes) élégantes pensèrent que si ces volatiles n'avaient pas de pattes, c'est qu'ils n'avaient pas besoin de marcher. Elles en déduisirent que de tels oiseaux ne pouvaient venir que du paradis.

Plus étonnant, le nom scientifique de ces oiseaux est malgré cela, reste oiseaux de paradis.
Ou quand la science s'incline devant la naïveté.

Cette vidéo n'est pas de moi. Honneur à son auteur ! Mais je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer.
Elle présente un panel large de cette espèce incroyable.
Les images sont juste ébouriffantes...

Les Oiseaux de Paradis - Images stupéfiantes !!!

Posté par Sunhae à 09:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand budget rime avec rêver

On ne va pas y aller par 4 chemins, les Raja Ampat c'est légèrement plus cher qu'une semaine à Djerba en all inclusive.
Ou chez votre tante Yvonne.

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Mais c'est pas complètement inaccessible non plus si :

- Vous n'opter pas pour une croisière de plongée top of the luxe.
- Vous ne séjournez pas dans un resort top of the luxe.
- Vous ne faites pas des tours aux prestations top of the luxe.
- Vous n'allez pas vous ancrer sur une île à perpette les moulinettes aux fins fonds de l'archipel.

Parce que chacun peut avoir un itinéraire diffèrent pour se rendre en Indonésie (pays de la Papouasie occidentale), j'ai indiqué un budget qui démarre à Sorong, l'etape obligatoire avant les Raja Ampat.

De Jakarta, Makassar ou Manado, vous avez des vols réguliers domestiques qui sont relativement accessibles avec Garuda pour Sorong. 
Nous on a payé 225 euros par personne A/R depuis Manado (Suwalesi).

Budget à partir de Sorong donc : 

Une nuit en transit à Sorong : ............................................................30 euros
Taxi pour le port ferry : ..................................................100 000 idr ou 7 euros
Ferry de 9 h ou 14 h.......................................................130 000 idr ou 9 euros
Pick up vers votre logement à Waigeo.......................250 000 idr ou 17,50 euros
10 nuits en pension complète en homestay, 1 pers.... .44 euros x 10 = 440 euros
2 excursions bateau............................En moyenne : 3 000 000 idr ou 210 euros
1 excursion terrestre.....................................................450 000 idr ou 30 euros
Pick up pour le retour au ferry....................................250 000 idr ou 17,50 euros
Ferry de 9 h ou 14 h.......................................................130 000 idr ou 9 euros
Taxi pour l'hôtel..............................................................100 000 idr ou 7 euros 
Nuit de transit à Sorong hôtel catégorie moyenne........... 450 000 idr ou 30 euros
Faux frais, cadeaux...................................................1 000 000 idr ou 70 euros
Trousse à pharmacie, moustiquaire, répulsif.......................................150 euros  

Total :  1027 euros/pers

A noter : pour la nuit d'hotel à Sorong et les pick-up/taxi,
vous payez la même chose que vous soyez 1 ou 2 personnes,                      

Le gros plus : la plongée pour ceux qui voudraient plus que le masque et tuba pourtant déjà fabuleux :
Une semaine de croisière plongée (confort medium), 1 pers = 1400 euros 
3 jours de plongée, 2 plongées par jour =.200 euros    

Le plus qui vous mettra en colère : 
Les frais de bateau si vous optez vous une île plus isolée.
(Evidement on ne vous avertira pas forcément avant) = de 3 à 5 000 000 ide, 210 à 350 euros
        

En ce qui nous concerne avec vols A/R Manado-Sorong, 10 jours de séjours aux Raja Ampat tout compris, et la croisière plongée de James (Wicked divers),
le budget total a été de :
3009 euros pour 2 personnes. (Février 2017)  
                                                            

 

 

          

Posté par Sunhae à 10:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]